Une ligne “périphérique”… mais pas fluide
Le T3b suit un axe stratégique : le boulevard des Maréchaux. Il dessert des quartiers mal connectés au métro comme :
- Porte de la Chapelle
- Porte de Clignancourt
- Porte des Lilas
- Porte de Vincennes
Mais ce tracé le confronte à une circulation dense, avec nombreux feux rouges et priorités partagées.
Des chiffres peu flatteurs
- Vitesse commerciale moyenne : 15 à 16 km/h
- 30 à 35 minutes pour parcourir les 10 km
- Des pauses prolongées à chaque feu, même à vide
- Un taux de ponctualité inférieur aux objectifs IDFM
Pourquoi c’est si lent ?
Feux tricolores trop fréquents
Contrairement au métro, le T3b circule en voirie. Il doit respecter de nombreux feux rouges, souvent non prioritaires.
Traversées piétonnes nombreuses
Les passages piétons sont très rapprochés. La sécurité impose des arrêts fréquents, même en dehors des stations.
Une signalisation complexe
Le tram est soumis à une signalisation spéciale (feux rectangulaires blancs), difficilement lisible pour les autres usagers. Cela ralentit les réactions et augmente les délais.
Une fréquentation qui ne faiblit pas
- 220 000 voyageurs/jour en semaine
- Une saturation en heure de pointe, notamment entre Porte de Pantin et Porte des Lilas
Malgré sa lenteur, le T3b reste vital pour les quartiers desservis, souvent éloignés du métro.
Les solutions envisagées
- Priorité systématique aux feux (en test sur certains tronçons)
- Allongement des rames pour augmenter la capacité
- Modernisation de la signalisation
- Une réflexion sur un tram express ou métro de rocade, comme le projet de ligne 15
Témoignages d’usagers
“Je pourrais aller plus vite à vélo.”
“C’est pratique mais on sent que ce n’est pas fluide.”
“Parfois on attend 2 minutes à un feu sans raison.”
Conclusion
Le tramway T3b est un maillon important du maillage périphérique parisien. Mais son tracé urbain le condamne à la lenteur, tant que des solutions plus ambitieuses (métro en rocade ou tramway express) ne verront pas le jour.

