Combien de stations fantômes à Paris ?
On recense 14 stations “inactives” au sein du réseau, selon la RATP, réparties en trois catégories :
- Stations jamais ouvertes au public
- Stations fermées au fil du temps
- Stations utilisées à d'autres fins (cinéma, entraînement, stockage…)
Les plus célèbres
🚉 Saint-Martin (lignes 8 et 9)
- Fermée depuis 1939
- Proche de République
- Servit d’abri pendant la guerre
- Aujourd’hui décorée parfois pour des événements (restos éphémères, tournages)
🚉 Croix-Rouge (ligne 10)
- Fermée pendant la Seconde Guerre mondiale, jamais rouverte
- Située entre Mabillon et Sèvres-Babylone
- Accessible uniquement via des visites encadrées
🚉 Porte Molitor (ligne 9 bis)
- Jamais ouverte au public
- Servait à stocker des rames
- Utilisée comme décor de films
Des stations fantômes… bien vivantes
Certaines stations, bien que fermées au trafic, ont une seconde vie :
- Arsenal (ligne 5) : utilisée par la RATP pour des tests et formations
- Haxo : jamais ouverte, mais existe physiquement entre les lignes 3bis et 7bis
- Champs de Mars (ligne 8) : disparue depuis les années 1930
Des stations transformées en œuvres d’art ou plateaux de tournage
- Porte des Lilas – Cinéma : une station hors-service réaménagée pour les films, louée par la RATP (Tarif : environ 15 000 €/jour)
- Vue dans Amélie Poulain, La Haine, Arsène Lupin, etc.
“Le cinéma français a sa station de métro privée.”
Peut-on les visiter ?
🛑 Non, pas librement. La RATP ne permet pas l'accès sans autorisation stricte pour des raisons de sécurité. ✅ Des visites très encadrées sont parfois proposées via des partenariats (Journées du patrimoine, projets artistiques, collaborations avec la ville).
Pourquoi ne pas les rouvrir ?
- Coûts énormes de rénovation et mise aux normes
- Proximité trop forte entre certaines stations (moins de 300m parfois)
- Absence de besoin réel dans le secteur concerné
- Problèmes d’accessibilité ou de structure
Conclusion
Les stations fantômes de Paris sont bien plus qu’un vestige du passé. Elles témoignent de l’histoire complexe du métro, entre besoins évolutifs, guerre, urbanisme… et imagination. Invisibles, mais bien présentes.

